Maintenance site web : ce qu'elle couvre vraiment (et son coût)
Beaucoup de dirigeants découvrent ce que couvre leur contrat le jour où le site tombe. Autant le savoir avant de signer.
Maintenance n'est pas réparation
La différence se découvre souvent au pire moment : le jour où le site tombe. La maintenance consiste à empêcher la panne ; la réparation consiste à la traiter. Un contrat qui ne prévoit que la seconde est une assurance incendie souscrite après le feu.
Un site ne tombe presque jamais par hasard : il tombe parce que quelque chose n'a pas été fait.
Cette confusion est entretenue par les offres à bas prix qui promettent une maintenance complète pour quelques euros par mois. Dans ce modèle, personne ne surveille réellement quoi que ce soit : le prestataire applique des mises à jour automatiques et attend qu'un problème remonte.
Ce qui est réellement couvert
Un contrat de maintenance sérieux couvre quatre familles d'actions, dont seule la dernière est visible du client.
Le rapport mensuel est l'élément qui distingue un vrai contrat d'une simple ligne de facturation. Il doit indiquer les mises à jour appliquées, la date de la dernière sauvegarde vérifiée et les incidents éventuels. Sans ce document, vous payez sans savoir.
Ce qui n'est presque jamais couvert
- La refonte graphique ou l'ajout de pages.
- Le référencement au-delà des corrections techniques.
- Les contenus : rédaction, photos, traductions.
- Les services tiers : panne d'un prestataire de paiement ou d'un hébergeur.
- Les intrusions dues à un mot de passe faible côté client.
Ces exclusions ne sont pas anormales. Ce qui l'est, c'est de ne pas les avoir lues avant de signer. Un contrat clair dit aussi ce qu'il ne fait pas.
Une bonne pratique consiste à faire figurer ces exclusions dans le devis initial, avec un tarif pour chaque prestation complémentaire. Vous savez ainsi à l'avance ce que coûtera l'ajout d'une page ou d'un article, au lieu de le découvrir en fin de mois.
Préventif ou curatif : le calcul qui compte
Une mise à jour de sécurité coûte quelques minutes. Une remise en ligne après intrusion coûte plusieurs jours de travail, parfois une perte d'exploitation, et toujours de la crédibilité. Le rapport est sans appel, mais il reste invisible tant que rien n'arrive.
Le calcul devient évident dès qu'on le pose sur douze mois. Une heure de prévention par mois représente une fraction du temps nécessaire à une reconstruction, sans compter l'indisponibilité commerciale pendant les travaux.
Les bonnes questions avant de signer
- Que se passe-t-il si le site tombe un samedi soir ?
- Les sauvegardes sont-elles stockées ailleurs que sur le serveur ?
- À quelle fréquence les mises à jour sont-elles appliquées ?
- La restauration est-elle testée, et à quelle date ?
- Quel est le délai de réponse garanti, noir sur blanc ?
Un prestataire qui répond simplement on gère à ces cinq questions ne gère probablement rien de vérifiable.
Demandez également le nom d'une personne joignable et un numéro direct. Un service support qui ne répond que par formulaire, sans engagement de délai, n'est pas un support : c'est une boîte aux lettres.
Un site statique change la donne
Sur un site statique, il n'y a ni base de données à mettre à jour, ni modules à corriger, ni panneau d'administration à protéger. La maintenance se concentre sur la supervision, les sauvegardes et les évolutions de contenu, trois postes beaucoup plus légers.
C'est la raison pour laquelle nos contrats de maintenance sont facturés à un niveau inférieur à celui d'un site WordPress équivalent, tout en couvrant davantage de contrôles réels. Les détails de l'architecture sont sur la page technologie.
Concrètement, la maintenance d'un site statique se résume à vérifier que le certificat est valide, que les sauvegardes existent et que le site répond. Le reste relève des évolutions, qui sont facturées à l'acte ou intégrées à un forfait de contenus.
Questions Fréquentes
La maintenance est-elle obligatoire ?
Légalement non, sauf engagement contractuel. En pratique, un site sans maintenance accumule les vulnérabilités et finit par devenir une cible facile.
Puis-je faire la maintenance moi-même ?
Oui si vous savez restaurer une sauvegarde, appliquer des correctifs et lire des journaux. Pour la plupart des dirigeants, le temps mobilisé coûte plus cher que le contrat.
Que se passe-t-il si je change de prestataire ?
Un contrat correct prévoit la restitution des accès, des fichiers et des sauvegardes. Vérifiez ce point avant de signer, pas après.
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